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L'ACCIDENT RELATIONNEL, UN ACCIDENT COMME LES AUTRES...

Les problèmes relationnels dans les entreprises ont doublé entre 2016 et 2017, engendrant des coûts importants, de l'absentéisme et de la souffrance au travail. Toutes les caractéristiques d'un accident, sans jamais oser le nommer... et le prévenir ?

 

La prévention des accidents santé/sécurité est de plus en plus intégrée dans les indicateurs de performance de l’entreprise. Les actions consacrées à la prévention sont objectivées par des éléments chiffrés, afin d’en mesurer le retour sur investissement.
De récentes études démontrent qu’il est deux fois moins coûteux d’éviter l’apparition d’un facteur de risque que de le résorber une fois qu’il est là.

 

Au-delà de ces considérations économiques, le capital humain constitue désormais une  composante essentielle du potentiel de performance de l’entreprise, dans un contexte où les transformations des organisations exigent de plus en plus d’adaptation et d’innovation.

 

L’Accord National Interprofessionnel du 19 juin 2013 lie performance et Qualité de Vie au Travail (QVT). Il apparaît que « la performance d’une entreprise repose à la fois sur des relations collectives constructives et sur une réelle attention portée aux salariés en tant que personnes ».

 

Si les entreprises sont assez inventives pour témoigner de leur attention envers leurs collaborateurs (de l’espace zen au baby foot en passant par les corbeilles de fruit), force est de constater qu’elles agissent plus en curatif qu’en préventif sur le sujet de la qualité des relations (formation des managers à la gestion des conflits, médiation, gestion du stress…).

 

Et pourtant, quand on sait que le nombre d’accidents relationnels au travail a doublé entre 2016 et 2017, que les managers passent environ 30% de leur temps à régler des conflits, que la première cause de souffrance au travail provient de problèmes relationnels,… alors la prise en compte de ce risque devient un enjeu de performance majeur pour l’entreprise.

 

Comment agir ?

 

Reconnaître que ce risque existe est déjà une première piste. Le prendre en compte au même niveau que les autres risques en est une autre qui conduira l’entreprise dans une nécessaire évolution culturelle, redonnant à chacun sa part de responsabilité et son pouvoir d’agir !


À l’instar des autres risques, il est moins coûteux de le prévenir que de le guérir !